Nous avions finalement peu de temps en Polynésie française et on voulait prendre notre temps alors voilà… Nous avons passé une semaine à Maupiti.
À peine arrivés à l’aéroport, on en prend déjà plein la vue : le lagon s’étend juste au bout de la piste. L’aéroport est minuscule, mais efficace. Une fois nos bagages récupérés, nous embarquons dans la navette.
Le bateau est normalement prévu pour douze personnes. Je crois qu’on est… un peu plus. Depuis l’arrière, le capitaine ne voit d’ailleurs pas vraiment où il navigue. L’ambiance est déjà assez pittoresque quand on remarque une petite arrivée d’eau dans le bateau. Le passager à côté de nous est chargé de reboucher le trou. Après plusieurs tentatives, il y arrive enfin. Ouf !
Arrivés au port, nous avons juste le temps de faire connaissance avec Anaïs et Mathieu, qui logent dans la même pension que nous. Tehei, notre hôte pour la semaine, vient nous chercher et nous embarque à l’arrière de son pick-up.
À la pension, nous sommes accueillis par deux couples de voyageurs au long cours. Note pour plus tard : on peut visiblement visiter la Polynésie en tente ! On commence à discuter tranquillement et puis… bah, je vous renvoie à l’intermède « Mary, viens voir ici ! ».
On termine cette première journée par une petite promenade le long de l’unique route de l’île, avant de rentrer pour un dîner pantagruélique.
Le tour de l’île… presque au sec
Avec une semaine entière à Maupiti, nous sommes plutôt tranquilles côté timing. Et ça, c’est chouette : on va enfin pouvoir adopter un vrai rythme de vacances.
Nous commençons donc notre séjour par une découverte de l’île à pied : une balade d’une dizaine de kilomètres avec Anaïs et Mathieu. Le paysage est superbe, mais ce sont surtout les discussions qui rythment la marche. Eux aussi font un tour du monde et, en discutant, on réalise qu’on s’est retrouvés plusieurs fois aux mêmes endroits, aux mêmes périodes… sans jamais se rencontrer !
Aux trois quarts du parcours, nous nous arrêtons devant un snack pour déjeuner. Fermé. 🙁
Pas le choix, on continue.
La dernière portion peut se faire par la plage, ce qui permet de rejoindre plus rapidement notre pension sans devoir remonter dans les terres. Parce que oui, à Maupiti, ça peut grimper… mais ça, je vous en parle plus loin.
Arrivés au dernier passage, on trouve quand même que l’eau est un peu plus haute que prévu. Mais bon, on y va.
Comment dire ?
Heureusement que l’eau du lagon est chaude, parce que j’arrive complètement trempée à la pension ! Il y a beaucoup de houle aujourd’hui et on nous explique ensuite qu’en fait… il n’aurait pas vraiment fallu passer par là.
Oups.
Première trempette dans le lagon : check !
Une fois changés et au sec, on reprend la route pour tester le deuxième restaurant de l’île. Quatre kilomètres à refaire sur la même route… Heureusement, le stop fonctionne très bien ici et nous voilà rapidement installés dans la benne d’un pick-up.
Nous arrivons chez Tarona, où l’on nous annonce… qu’il n’y a plus rien à manger.
L’île attend son bateau de ravitaillement, qui ne passe qu’une fois par mois. Et ce mois-ci, à cause de la houle, il est en retard.
On commande donc des bières et des Coca, puis la serveuse revient vers nous avec une bonne nouvelle : elle a retrouvé deux portions de chow mein pour nous quatre ! Finalement, une portion pour deux est largement suffisante.
Retour en stop à la pension, où nous attend, le soir, un nouveau dîner exquis préparé par Tehei et Cliff. Décidément, on ne risque pas de mourir de faim ici.
Tranquillou, tranquillou
Deuxième jour : on adopte définitivement le rythme de l’île.
Tranquillou, tranquillou.
On passe quasiment toute la journée à discuter à la pension : d’abord avec nos copensionnaires qui s’en vont aujourd’hui, puis avec les nouveaux arrivants. On papote, on échange des histoires de voyage… et on ne voit tout simplement pas la journée passer.
Les raies manta du lagon
Mercredi, place à l’excursion dans le lagon avec Tehei et Cliff.
On commence par une séance de snorkeling pour aller voir les raies manta.
C’est majestueux.
Bon, je l’avoue : au moment de me mettre à l’eau, j’ai un petit instant de panique. Romain essaie de me rassurer, mais rien à faire, impossible de calmer ma respiration. Tant pis, je vais découvrir les raies manta à mon rythme.
Et apparemment, ce rythme leur convient plutôt bien : je me retrouve régulièrement entourée d’une nuée de nageurs qui foncent dans ma direction. La raison est simple : les raies sont juste en dessous de moi ! Bon pas de photo de ces moments de solitude…
Nous poursuivons ensuite vers le jardin de corail, avant de mettre le cap sur un motu pour un déjeuner de folie préparé par Tehei.
L’après-midi se passe à barboter tranquillement dans l’eau, pendant que des raies grises se promènent le long de la plage.
Un petit bout de paradis.
Maupiti vue d’en haut
Jeudi, changement de programme : aujourd’hui, ça grimpe !
Nous partons presque tous ensemble pour l’ascension du mont Teurafaatiu, qui culmine à 372 mètres. La montée est assez rude et il faut même s’aider de cordes à certains endroits, mais une fois au sommet…
Waouh.
La vue est à couper le souffle. Devant nous s’étend un incroyable camaïeu de bleus, du turquoise le plus clair au bleu profond de l’océan. Rien que pour ça, la montée en valait largement la peine.
Après la descente, pause déjeuner chez Tarona. Cette fois, ils ont réussi à ressortir quelques plats de leur congélateur !
On en profite pour demander des nouvelles du fameux bateau de ravitaillement. Il a bien quitté Papeete la veille et devrait arriver le lendemain. Mais ici, personne ne se réjouit trop vite : on attend de l’avoir vu franchir la passe de Maupiti.
Retour à la pension pour se changer, car ce soir, nous allons assister à l’ouverture de l’Heiva.
L’Heiva, c’est la grande fête des îles polynésiennes. Les festivités culminent normalement en juillet, mais à Maupiti, ils ont eu la bonne idée de commencer dès la mi-juin.
Nous passons une excellente soirée avec nos hôtes, à découvrir — avec beaucoup de sérieux, évidemment — la Hinano, la bière de Tahiti. Nous faisons également connaissance avec plusieurs habitants de l’île, dont Bob et Skippy.
Récupération…
Vendredi, on y va mollo.
Journée plage, repos et récupération après la soirée de la veille. Et puis, mine de rien, il faut aussi reprendre des forces pour le lendemain… Nos hôtes nous mettent la pression pour garder la coupe des pensions à la maison à la fête dominicale !
Four polynésien et championnat de noix de coco
Samedi, départ à 11 h 30 pour assister au traditionnel four polynésien sur un motu.
Le principe : le repas est cuit sous terre, à la manière traditionnelle, grâce à des pierres chauffées. Tous les samedis, les pensionnaires et leurs hôtes se retrouvent autour de ce grand repas.
Autant dire que Tehei et Cliff connaissent bien le programme. Avant même de partir, ils nous proposent donc une étape essentielle : aller chercher les bières pour le déjeuner.
L’après-midi, nous remportons pour la deuxième fois d’affilée le championnat de lancer de noix de coco. Oui, oui. Romain apprend même à ouvrir les noix de coco à la main. Il est trop fort !
Le repas est délicieux, même s’il faut aimer le petit goût fumé donné par la cuisson sous terre.
Puis vient le moment de reprendre le bateau pour rejoindre l’île principale. On ne sait pas vraiment comment, mais on se retrouve avec un bateau de filles et un bateau de garçons.
Et évidemment, ces messieurs ne trouvent rien de mieux à faire que de nous arroser.
Avec la chaleur, ça passe. Heureusement, j’avais eu la bonne idée de protéger l’appareil photo avant de rejoindre le bateau à pied depuis la plage !
La journée se poursuit par une soirée en boîte de nuit. On danse, on rit, on goûte encore un peu de Hinano… puis de la Tabu, une autre bière locale.
Comme le dit Tehei ce soir-là : « On mange liquide ! »
Bon, il faut quand même préciser qu’avant ça, nous avons encore eu droit à un dîner pantagruélique et exquis. Il ne faudrait pas non plus exagérer.
Déjà le départ
Le réveil du lendemain est… un peu difficile.
Et pourtant, c’est déjà notre dernier jour à Maupiti.
Nous quittons l’île pour retourner à Papeete, où nous passerons une nuit avant de poursuivre notre voyage vers l’île de Pâques.
Le soir, nous retournons au Rétro pour fêter nos deux ans.
Et finalement, difficile d’imaginer plus bel anniversaire que cette semaine passée à Maupiti.