Nous voilà en route pour Istuku-shima que tout le monde appelle Miyajima, littéralement le sanctuaire. Elle est sacrée dans la religion shintoiste, il est donc interdit d’y naitre ou d’y mourir. Un peu comme Delos dans les Cyclades, sauf que là il y a des gens qui y vivent. Si vous visualisez un torii ( portique) rouge-orangé en pensant au Japon, vous voyez donc bien le symbole de Miyajima. Mais continuez à lire, Miyajima ce n’est pas que ça, on vous montre à quoi ça ressemble 🙂

Miyajima est située dans la Mer Intérieure de Seto. Des ferrys font la navette en permanence entre Miyajimaguchi et l’île. Nous y arrivons par un beau dimanche après midi. Première impression : il y a beaucoup plus de monde qu’à Manabeshima !

Après avoir déposé nos affaires à l’hôtel, nous faisons un premier tour sur l’île. Comme nous y restons deux nuits, nous sommes assez tranquilles, niveau timing. Ce qui nous étonne sur l’île, ce sont : le nombre de touristes au m² et les daims en liberté. Nous nous promenons en direction du portique qui est la star de cette île. La marée est basse et il est donc accessible à pied. Il est impressionnant.




Construit pour la première fois au VIème siècle, le sanctuaire d’Itsukushima date dans sa forme actuelle de 1168. Pour y accéder, les fidèles devaient passer en bateau sous ce torii « flottant » avant de pénétrer dans le sanctuaire.
Nous sommes assez chanceux car aujourd’hui débute un festival dans le sanctuaire : la première soirée, c’est un spectacle de Bugaku, de la danse traditionnelle. En vrai, nous ne verrons que deux danses (la purification et le phénix) en un peu plus d’une heure. Il y en avait 13 au programme, on a abdiqué en partie à cause du froid.



Pour diner, nous avons repéré un restaurant d’okonomiyaki (Okonomiyaki Kishibe) les meilleures de l’île d’après Trip. C’est une toute petite salle de restaurant avec 2 dames qui préparent cette spécialité japonaise, sorte de crêpe recouverte d’un tas de garnitures (ici des nouilles, chou, pousses de soja, œufs/omelette, viande…), le tout cuit sur une grande plaque chauffante. Un délice arrosé de Shochu, alcool Japonais qui ressemble à du saké ! ça réchauffe après être restés dans le froid 🙂
Le lendemain, nous partons à l’assaut du Mont Misen qui culmine à 530 mètres… enfin, nous décidons de prendre le téléphérique car la marche annoncée de 4 heures nous a fait peur… Il semble qu’en fait ce ne soit que 2h mais en pure montée. Autant vous dire que ceux que nous avons croisés en redescendant n’en menaient pas large. 14 minutes et deux téléphériques plus tard, il y a encore une petite marche avant d’arriver au sommet. Nous commençons la visite par un sanctuaire dédié au maître Kobo Daishi. C’est le saint fondateur de l’école bouddhique Shingon et il a fortement influencé la pensée japonaise. Celui-ci vécut sur le Mont Misen au VIII ème siècle et y alluma un feu qui brûle toujours depuis 1200 ans. Nous avons même pu boire l’eau sacrée qui est chauffée grâce à ce feu.


Arrivés au sommet après une petite marche de 30 minutes, nous contemplons le sommet et ses rochers lunaires. La vue sur la mer intérieure est magnifique.


Puis c’est la redescente par la forêt… une heure de descente, nous ne devrions pas nous plaindre à côté de ceux qui montent mais au bout de plusieurs centaines de marches, je commence à avoir mal au genou.


Nous visitons le temple Daisho-In en bas de la colline. J’avoue que je l’ai visité à moitié, préférant reposer ma jambe douloureuse. Le genou en a pris une claque et hors de question de reprendre les sacs à dos avec une béquille. Romain finira la visite seul.







Nous retournons au sanctuaire d’Itsukushima pour une autre partie du festival : un spectacle de No sur la scène flottante. Le No c’est du théâtre japonais en Japonais donc difficile de vous dire ce que nous avons vu et entendu… cette fois, nous n’avions pas de fascicule explicatif. Les costumes sont beaux, les comédiens en imposent avec leurs voix. Nous avons cru comprendre une scène entre un samouraï et son serviteur mais impossible de vous donner des détails 🙂



Dernier petit tour dans la ville avec dégustation de bières locales, une nouvelle portion d’Onomiyaki dans un autre resto pour comparer puis nous rentrons à l’hôtel. Voilà Miyajima c’est fini et nous n’avons visité que la partie émergée de l’iceberg. Demain direction Hiroshima pour une visite qui s’annonce pleine en émotion.

Petit bonus « Did you know ? »
Miyajima et le mont Saint-Michel sont jumelés depuis 2009 pour célébrer les 150 ans de relations diplomatiques franco-japonaise.

Joli ce Sayonara Miyajima !
Un petit combat à chaque étage ? ?
On sait d’où vient celui du village de Yuffie désormais.
Jolie référence ! FF7 ? T’as une bonne mémoire quand même !
Encore une ile magnifique pleine d histoire.
Et on en a visité qu’une petite partie !
Et ton genou Mary ? Il va mieux ?
Oui il va mieux. ça dépend des moments parfois il se bloque mais c’est rare, heureusement.
Mag-nifique…
Y-E-S !