Tokyo : une semaine dans une mégalopole (2/2)

Suite de nos aventures à Tokyo !

Jour 5 : de la poste à l’art moderne (Shinjuku, Chiyoda)

Ce matin, nous devons passer à la poste pour déposer un colis en direction de la France (divers objets à renvoyer). Comme c’est un jour férié, nous devons aller à la poste principale de Shinjuku qui est une des seules ouvertes à Tokyo. Nous avons de la chance, c’est à deux pas ! A la gare, on regarde un plan depuis quelques secondes quand deux personnes s’approchent de nous pour nous aider. Ce sont des volontaires qui circulent dans les lieux fréquentés pour aider les touristes… Étonnant, on ne voit pas souvent ça ailleurs ! A la poste, l’envoi du colis est réglé en moins de deux, grâce à l’aide des postiers.

Nous prenons ensuite la direction de Chiyoda pour visiter le Musée d’Art Moderne de Tokyo, le MOMAT. Premier arrêt dans un pavillon secondaire pour visiter une exposition dédiée à l’artisanat japonais. On y voit des œuvres d’artisans datant du moyen-âge à aujourd’hui. Le plus marquant reste des faucons en bronze réalisés en 1893 par Suzuki Chokichi.  On y voit aussi des sculptures inspirées de Rodin, avec notamment la Femme de Morie Ogiwara. Puis nous retournons au bâtiment principal. La visite du musée est très sympa avec beaucoup d’œuvres intéressantes. Nous connaissons peu l’art japonais en dehors de Hokusai. C’est donc l’occasion pour nous de découvrir des artistes comme Sanzo Wada avec son tableau South Wind qui s’inspire d’une expérience vécue par le peintre quand il avait 19 ans et qu’il avait été pris dans une tempête au large d’Izu. Il y aussi Ikuo Hirayama avec son tableau Enlightment qui joue sur les clair-obscurs. On peut aussi contempler des œuvres étrangères dont des photos d’Albert Renger-Patzsch.

Faucons de bronze (1893)
Quelques œuvres du MOMAT

Jour 6 : du ciel et des étoiles (Tokyo Dome)

Aujourd’hui, je veux aller visiter le musée de l’espace de Tokyo, le Tenq. Ils ont une animation permettant de voyager dans les étoiles et je fais confiance aux Japonais pour que ce soit au top de la technologie ! Nous arrivons dans le quartier du Tokyo Dome, et un hôtel super élevé y est installé. Je parie avec Romain qu’on peut monter au dernier étage et qu’il y aura un bar panoramique sur Tokyo. Bingo ! On demande à l’hôtesse si on peut juste regarder et on a notre vue panoramique sur Tokyo, depuis le 43ème étage. Pourquoi ne pas avoir pris un verre ? Parce qu’ils étaient très chers !

A gauche, l’hôtel vu d’en bas
Vue d’en haut

Nous allons ensuite au musée Tenq (prononcez Tank you). On nous propose deux films, on opte pour la vue de la terre depuis un vaisseau spatial et c’est un beau voyage dans les étoiles qui nous est offert. La suite de la visite est très pédagogique et complète bien le musée de Moscou. Ici, le musée est dédié aux apprentissages scientifiques faits grâce aux expérimentations dans l’espace. Tenq veut aussi montrer comment se passe la recherche; c’est pourquoi des scientifiques de l’université viennent travailler dans un laboratoire situé à l’intérieur du musée. Malheureusement, aujourd’hui, le laboratoire semble fermé, nous ne verrons pas de scientifiques à l’œuvre. On découvre les avancées scientifiques permises par Curiosity, les différentes sondes envoyées dans l’espace avec leurs photos ou leurs relevés « géologiques ». On passe un peu de temps dans l’espace « apprentissage ludique » destiné plutôt aux enfants. On joue avec des boules qui gravitent sur un grand terrain jeu et qu’il faut emmener le plus rapidement possible vers l’extrémité. Une sorte de flipper inversé ! Autant dire que Romain gagne en deux secondes ! Mais l’histoire retiendra qu’il avait un terrain de jeu facile. On joue aussi beaucoup dans les espaces photos. Bref, les japonais de Tenq ont le sens de la mise en scène 🙂

On a marché sur la lune !
Nous sommes astronautes !
E.T. téléphone maison
Jeu de mots laid

Après la visite, on se rend vers un bar à sushis. On entend du bruit dans la rue, on voit d’abord des enfants sur un char. On pense que c’est la fête des enfants, un des jours fériés. On a trop faim pour essayer d’en savoir plus. On rentre donc dans le bar à sushis. Les assiettes passent sur un ruban, on ne comprend pas vraiment les prix affichés à côté des assiettes. On mange et on verra bien ! Les sushis sont super bons mais on a trop mangé à force de vouloir gouter les plats qui passaient devant nous. Lorsqu’on ressort, c’est la fin de l’après midi.  On entend de nouveau du bruit, on se dirige vers les parades et là, on comprend encore moins qu’avant. Promis, on n’a bu que du thé dans le restaurant ! On voit des japonais porter un autel qui a l’air super lourd. Certains hommes sont assez court-vêtus. Tout le monde a l’air de pas mal boire pour s’aider dans cette tâche. Ils font le tour du pâté de maison puis ils arrêtent et attendent…On a essayé de comprendre mais là c’était dur !

Ca suffit là !

Jour 7 : du temple des geeks au temple bouddhiste (Nakano Broadway, Asakusa).

Aujourd’hui, il nous reste deux endroits que nous voulons visiter mais qui ne sont pas à côté.Notre hôte tient un blog avec les endroits à voir dans Tokyo, il recommande d’aller faire un tour à Nakano Broadway. C’est est un centre commercial très orienté geek. On commence donc par là. On y passe quelques heures à regarder les figurines, les mangas et autres geekeries. Romain s’achète un t-shirt qui n’a rien à voir avec les mangas mais c’est de la pop culture.

Puis on se dirige vers Asakusa, un quartier un peu excentré où se situe le temple bouddhiste du même nom. A notre arrivée, nous pouvons contempler le siège d’Asahi dont le toit a été décoré par P. Starck. Censée représenter à la fois une bulle de bière qui s’élève et une flèche pointée vers l’avenir, les Japonais la voient en général comme une grande crotte de chien… ce que nous confirme un guide rencontré à la sortie du métro. Le temple est situé au bout d’une allée commerçante  et c’est bondé ! nous visitons rapidement le temple et ceux autour. Je n’y ressens pas la même ferveur que dans les temples d’Asie du sud est. Nous rentrons, je voudrais être en forme pour le lendemain.

le siège d’Asahi
il y a foule au temple… enfin dans le couloir commercial du temple
ah le temple !

Jour 8 : et c’est Mickey qui a gagné !

Après les 25 ans de Disneyland Paris, nous n’allions pas rater les 35 ans de Disney Tokyo. D’autant plus qu’il y a un parc unique au monde à Tokyo, Tokyo Disney Sea. C’est la fin des vacances pour les japonais et la pluie menace, c’est pourquoi il y a peu de gens ! A tel point, qu’on n’utilisera pas les fast tracks donnés par une hôtesse dans le parc. Parce que oui, nous sommes abordés par une hôtesse qui nous remet des fast-tracks en signe de bienvenue ! Top ! Les attractions sont très sympas et on passe un bon moment à naviguer de l’une à l’autre. On se paie le luxe de faire plusieurs fois le circuit d’Indiana Jones, avec moins de 5 minutes d’attente. En fin d’après midi, la pluie s’invite dans ce parc dédié à la mer. On se rend alors sur une réplique d’un paquebot pour s’abriter de la pluie. Et je m’offre un Irish Coffee ! Bref, une journée sympathique au pays de Mickey pour notre dernier jour au Japon.

Demain, on prend l’avion en milieu d’après midi. C’est parti pour 17 heures d’avion et environ 36 heures de voyage de porte à porte. Prochaine étape : la Nouvelle Zelande !

Sayonara Tokyo ! Direction l’aéroport !

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