Après 10 jours à faire nos sacs tous les jours ou presque, nous voilà à Kyoto pour une semaine : top !

Comme on se sent en forme, nous décidons de faire les trajets vers les gares à pied… après tout, cela ne fait que 8km. Oui, mais 8 km avec 15 et 20 kg sur le dos, c’est finalement assez dur pour nos petites jambes ! Nous arrivons à notre airbnb épuisés mais contents de nous. C’est surtout les jours suivants qu’on sera en petite forme.
Le lendemain, Romain me vend une petite ballade dans Kyoto. Je n’ai pas de jambes aujourd’hui mais allons-y ! Au bout de 5 km, il m’annonce que ça y est c’est le départ de la ballade décrite dans le guide… Celle-ci nous emmène du temple Kiyomisu-Dera au parc Maruyama en passant par les rues très touristiques de Sannen-zaka et Ninnen-zaka. Belle promenade de seulement 12 km 🙂






A l’image de cette arrivée, les jours suivants nous parcourons Kyoto à pied dans tous les sens pour essayer d’en voir un maximum : temples (beaucoup !), jardins zen, bâtiments ultra modernes, rues ultra bondées et allées tranquilles. Kyoto ne survend pas sa réputation. Nous avons découvert une ville qui mélange vraiment le Japon traditionnel et le contemporain.
Sans vous raconter notre séjour jour après jour, voici nos coups de cœur à Kyoto, sans ordre de préférence :
La tour de Kyoto, haute de 131 mètres, elle offre un panorama à 360° sur la ville. Sa structure élancée en font une curiosité en soi dans le paysage. J’avais peur d’un sol transparent mais non ils font bien les choses au Japon. Ils l’annoncent avant quand ils font ça. La vue est splendide. En face la gare de Kyoto est aussi une attraction de part son architecture. Nous y ferons un petit tour aussi.







Les jardins zen du Daitoku-Ji. Romain souhaitait absolument visiter cet ensemble de temples Zen car un des temples secondaires (Shinju-an) a été fondé par un personnage historique du Japon, Ikkyu. Romain l’a connu grâce à un manga qui conte la vie d’Ikkyu. Il s’agit d’un moine et poète du 16e siècle, fils illégitime de l’empereur, qui après une vie compliquée à fini par devenir le maitre supérieur du Daitoku-ji. Hélas ni le temple Shinju-an ni le temple principal ne sont visitables mais les autres temples secondaires et leur jardins sont magnifiques et forment un havre de paix loin des hordes de touristes. Très zen tout ça ! Petite anecdote : lors de la visite d’un des temples, nous nous installons, en même temps qu’une petite famille française, face à la mer de cailloux pour lire toutes les explications du fascicule. Chaque pierre est en effet placée selon un sens symbolique : là le Bouddha et ses disciples, là la mer de la sérénité…Un moine s’approche de nous, nous interpelle en japonais pour que nous prenions une pose plus propice à la méditation. Il s’assure que tout le monde est bien en position avant de nous laisser là. Nous n’osons plus bouger et nous laissons aller à méditer devant ce jardin.





Les rues de Kyoto, mélangeant hypermodernité et traditions. On y croise des japonaises en kimono traditionnel, des touristes aussi beaucoup qui louent leur kimono à l’heure : on remarque assez vite la différence entre les deux au nombre de selfies à la minute.





Le musée international du Manga, situé dans une ancienne école. Certains le résument à ses linéaires de mangas, il y en aurait 300000 sur 3 étages. Mais en fait, toute l’histoire du manga y est contée. Il y avait aussi une exposition temporaire sur la représentation des geishas avec une centaine de dessins de mangakas. Pendant que nous visitons, nous sommes appelés à venir voir un spectacle. Le spectacle était super intéressant et très drôle : chapeau à l’artiste qui ne parlait que japonais ! C’est du kamishibai, c’est à dire une sorte de théâtre ambulant qui était très populaire dans le Japon de la première moitié du XXème siècle. Apparemment, cela existerait depuis le moyen-âge. A l’époque, les moines utilisaient des dessins sur papier pour illustrer des morales. Redevenu populaire au début du XXème siècle avec l’apparition du cinéma, c’est en 1923 que naît le premier Kamishibai pour enfants : La Chauve Souris d’Or, qui serait le premier ancêtre du manga. Concrètement, le showman nous fait d’abord deviner des mots, des personnages en découvrant peu à peu une pancarte. Celui qui trouve se voit offrir des petites pochettes surprise. Puis, après avoir chauffé la salle, il nous conte une histoire avec les pancartes une à une. Il n’y avait que peu de personnes comprenant le japonais dans la salle mais nous étions tous captivés.

La bambouseraie et le pavillons d’Or, deux endroits incontournables d’après les guides seront des déceptions car il y avait vraiment trop de monde pour en profiter tranquillement.



La semaine à Kyoto est passée très vite et nous en a mis plein les yeux. Nous reprenons le train pour passer un long week end dans la péninsule d’Izu, lieu de vacances des Tokyoites.
Heureusement que tu as précisé, j’ai vraiment cru que c’était vous LOL 🙂
Oh ! Je sais que ça fait longtemps qu’on s’est pas vu mais quand même 😉
Ok tu me l as bien vendu Kyoto, on va être obligé d y aller maintenant.
Oh que oui ! Faut y aller c’est top le Japon !
Tellement fan de ces jardins ! C’est beau, c’est zen !
Y’a plus qu’à aménager le jardin à côté du terrain de boule 😉