Nous voilà à Dunedin, l’écossaise ! Fondée en 1848 par des Écossais, son nom est en fait le nom d’Édimbourg en Écossais, Dun Eden, la ville sur la colline. Direction le centre-ville ! Autant vous le dire, garer un camion de 7 mètres dans un centre-ville, ce n’est pas une mince affaire ! Mais on arrive à trouver une place pas trop éloignée de notre but de la journée.
Jeudi 17 mai
Ce matin, c’est musée !

La Nouvelle-Zélande a l’excellente idée de rendre ses musées gratuits. Ces derniers sont en plus très intéressants et bien organisés. On y croise les enfants des écoles qui viennent ainsi assez facilement. Nous avions prévu de visiter le « Otago Museum » pendant 2 heures puis de reprendre la route. On y est resté 4 heures finalement, et en zappant un peu certaines collections. Nous y avons appris beaucoup de choses sur les civilisations polynésiennes.

L’histoire de la Nouvelle-Zélande est une des plus courtes au monde, car il s’agit d’un des derniers territoires découverts par l’Homme. En effet, les Maoris y sont arrivés entre 1050 et 1300, en provenance d’autres îles de la Polynésie (dont l’actuelle Polynésie française). Une des collections permet de faire des liens entre les différents ensembles de cultures polynésiennes (Fidji, Hawai, Samoa, Polynésie française…) grâce aux objets du quotidien.


On découvre aussi des canoés de guerre, notre première maison polynésienne ainsi que l’importance du Tapu et du Mana.

Le Tapu c’est le sacré du Maori, que ce soit un lieu ou une personne. Un lieu tapu ne peut être approché, une personne tapu (en général un chef de haut rang) ne peut pas être touchée. Ce serait l’origine du mot Tabou, puisque James Cook aurait adopté le mot en 1777 lors de son exploration. Le Mana tel qu’il nous est expliqué ici est une puissance protectrice de la maison et de la tribu, plutôt associée à la femme. Il est indiqué que le Tapu et le Mana se complète pour un monde harmonieux.

On peut aussi parcourir une exposition de photographies de la Nouvelle-Zélande. Ce pays est vraiment photogénique ! Le dernier étage est consacré aux animaux avec des animaux empaillés ou des squelettes d’espèces disparues. L’isolement de la Nouvelle-Zélande a permis le développement d’une faune et d’une flore endémiques très riches. Avant l’arrivée des hommes, la Nouvelle-Zélande était surtout peuplée par des oiseaux dont le Moa et le Kiwi, des oiseaux incapables de voler. C’est l’Homme qui a introduit peu à peu des prédateurs, et provoqué la disparition du Moa.

Kiwi, kiwi ou kiwi ?
Historiquement, le premier Kiwi est un oiseau endémique de la Nouvelle-Zélande. Il s’agit d’un oiseau avec des ailes atrophiées, le rendant incapable de voler. Il a un grand bec qu’il utilise pour sonder le sol.

Il a une très mauvaise vue, ne voyant pas plus loin que son bec, mais une excellente ouïe. Petit détail : les œufs atteignent en général un quart de la taille de la mère, un peu comme si une femme mettait au monde un enfant de 4 ans ! Les Kiwis sont une espèce menacée d’extinction, en raison de la déforestation des colons et de l’introduction de prédateurs dans le pays.
Les Néo-Zélandais sont très attachés à cet oiseau, l’ayant choisi comme surnom pour ce qui est Néo-Zélandais et par extension pour les habitants eux-mêmes.
Enfin, le fruit appelé initialement Yang Tao a été introduit au XIXème siècle en Nouvelle-Zélande, en provenance de Chine. Le nom difficile à prononcer a été remplacé par kiwi en raison de sa ressemblance avec un petit Kiwi (l’oiseau). Ils sont délicieux car ici ils les vendent complètement mûrs.
Bref, en Nouvelle-Zélande, vous pouvez rencontrer un kiwi qui vous vend ses kiwis ou vous parle des kiwis qu’il faut protéger.
On quitte le musée à regret mais on veut reprendre un peu la route pour avancer sur notre trajet. Petite pause course : on achète de quoi manger puis on va dans un espèce de grand magasin à petit prix. Je suis heureuse d’y trouver un jean à 10$NZ (environ 5 €, et oui ça change des petites pièces de la rue de Charonne !) et Romain y trouve les trois DVD de LOTR. C’est bon, on va pouvoir travailler les classiques !
Il fait déjà nuit lorsque nous quittons Dunedin. On roule environ une heure avant de trouver un camping/pizzeria. Une petite cuisine, des sanitaires, un jardin avec quelques places de camping, c’est simple mais amplement suffisant. Et surtout des PIZZAAAA !
Nous voilà à Kaitangata pour la nuit !
Distance parcourue : 80 km (987 km c.) Camping : Kaitangata Riverside Motor Camp
Nous sommes aux portes de la région des Caitlins, et nous devrions normalement rester à la périphérie de cette région. Descendre dans les Caitlins c’est faire un détour conséquent sur notre route… Alors que faire ? Encore un détour ou bien on reprend notre itinéraire pour arriver à Auckland avant que notre avion ne parte ??? Vous le saurez au prochain épisode !
Les rois du teasing!!
Ça avait l’air assez canon ce musée, merci pour le partage.
Ah oui le teasing il faut ! C’est pour pas vous perdre après cet article plutôt scolaire 🙂
Les musées de NZ sont vraiment supers. Il y aura un article sur celui de Wellington avec une expo de de ouf ! Je n’en dis pas plus 😉
Merci de nous lire !