Quitte à traverser la Russie autant aller jusqu’à Pékin voir la Grande Muraille

C’est à peu près comme ça que nous avons décidé de faire une étape à Pékin ! Le 29 janvier, nous arrivons donc en gare de Pékin et c’est parti pour une semaine !

Après avoir quitté nos amis du train, nous prenons le métro pour notre hostel. Il est situé à deux pas de la place Tian’An Men et porte un nom pour le moment obscur : le three Legged Frog Hostel , l’hostel de la Grenouille à trois pattes. Belle surprise Pékin ! Je m’attendais à une ville polluée et bruyante. Là où nous étions, dans l’hypercentre, le trafic des voitures a été limité depuis les J.O. de 2008 et quasiment tous les deux-roues sont électriques.

Nous arrivons dans notre rue, un Hutong traditionnel. Ce sont de petites rues ou allées entourées de résidences en cour carrées.

Cour intérieur de l’hostel, typique des Hutongs

La ville de Pékin commence à les détruire pour reconstruire des rues plus larges qui semble un peu factice, un peu à la manière de l’allée principale de DisneyLand. Si vous vous promenez dans Pékin, nombre de vendeurs vont vous proposer des tours dans les Hutong traditionnels, nous on avait la chance d’y résider.

« Décors » dans les nouveaux quartiers

A notre arrivée à l’hostel, nous en apprenons plus sur la grenouille à trois pattes. En fait, c’est le crapaud à trois pattes, le Jin Chan, littéralement la Grenouille de prospérité. C’est un crapaud avec une pièce de monnaie dans la bouche qui apporte la prospérité dans la maison. Nous en verrons beaucoup dans Pékin.

A l’hostel, nous nous connectons au Wi-FI et là patatras, je réalise ce qu’est un monde sans Google et Facebook : pas de google, de mail, de whatsapp, instagram, facebook, de flipboard (je me connecte via Google pour les news). Rien de dramatique mais c’est un sacré changement dans notre monde virtuel ! On a même dû utiliser le bouton de recherche Bing 🙁 #googlemaniac. Alors oui on pourrait contourner via un VPN mais une semaine en déconnexion ce n’est pas si terrible.

Le lendemain, nous partons en direction de la place Tian’An Men à deux pas de l’hostel. Elle est hautement sécurisée et plus grande que je ne pensais. Elle fait 40 hectares !

Garde sur la place, l’entrée de la cité interdite en arrière plan
Porte sud de la place

Nous déambulons sur la place et décidons un peu par hasard de rentrer dans la Porte Sud. L’entrée ne paie pas de mine mais le bâtiment en haut est joli. C’est un musée sur 3 étages consacré à l’histoire de la Place Tian’An Men. Nous en apprenons plus sur la construction de la place, sur cette porte réservée à l’Empereur et sur le sort qui lui a été réservé par les armées d’occupation. Elle fut souvent occupée par des garnisons et a connu plusieurs incendies.

L’heure tourne, il est temps d’aller visiter le temple du Ciel à 30 min de marche. Nous passons par des quartiers moins touristiques mais où les gens nous saluent gentiment. Nous arrivons après la fermeture des sites (#toujoursenretard) mais nous pouvons tout de même visiter le parc et il est très joli. Nous rentrons après 16 km de marche dans la ville, il faudrait se calmer, demain c’est la Grande Muraille ! Mais avant cela, le diner et ce soir c’est CANARD LAQUE !

Temple du ciel vu de l’extérieur, fallait arriver plus tôt pour l’intérieur…

Trip Advisor nous conseille un restaurant dans la rue de notre hostel. On nous installe à notre table et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est animé ! On regarde la carte, on regarde ce que les autres mangent…Ils commandent tous beaucoup à manger, les plats arrivent et arrivent… Comment peuvent-ils manger tout ça ? Bah en fait, il y a des petits emballages à disposition et ils emportent systématiquement à la maison.  Pour nous, ce soir-là, ce sera un canard laqué comme prévu ! Nous avions lu que le canard était présenté d’une certaine façon : la peau d’un côté, la viande de l’autre. Mais nous n’avions rien lu sur les petites galettes de riz, les sauces, les légumes… Il nous faudra la démonstration de notre serveur pour pouvoir apprécier cette institution culinaire chinoise ! Arrivés au bout de ce festin, atterrit sur la table le reste du canard, carcasse, cuisse, ailes… Bref on a mangé un canard à deux ! #carnivore

On avait commandé des Fajitas ???

 

Y’a plus qu’à rouler et manger ! Miam !

Mercredi, levés à 5h pour se rendre à Mutianyu, sur un des sites de la Grande Muraille. Notre guide nous conseille fortement de prendre le téléphérique, nous avons envie d’y aller à pied, finalement, on l’écoute… bah heureusement car rien que la montée des marches vers le téléphérique nous prouve que nous n’avons pas de jambes aujourd’hui ! Nous arrivons en haut et là on est ébahis par la Muraille. Il faut dire qu’il fait très beau et que la vue sur les montagnes vaut le détour.

Merci le « cable car »
A l’arrivé du « cable car » : « Ah ouais ! Sympa la vue ! »

On commence à avancer… Romain m’encourage à monter jusqu’à la dernière tour. Je parviens en bas mais rien que de voir les gens descendre de cette tour, j’ai le vertige pour eux. Je vais l’attendre en bas de ces escaliers infernaux ! Nous faisons la redescente et le déjeuner avec un couple d’Allemands que nous avions déjà croisés dans le train. Très sympa comme rencontre furtive !

Oh ! une échelle en pierre !
Du haut de l’échelle

Alors que nous revenons à Pékin, le guide nous propose de descendre à l’entrée du centre-ville pour prendre le métro. L’autre option consiste à rester dans le bus mais il nous prévient qu’il y a des embouteillages importants à cette heure là. On descend, on regarde où nous sommes, nous sommes proches d’un temple que nous voulions visiter. Nous prenons donc la direction du Temple des Lamas. C’est le plus grand temple tibétain de Pékin encore en exercice. Fondé en 1694, sous la dynastie des Qing, il abrite un Bouddha de 12 mètres dans un de ces halls. Nous arrivons en fin d’après midi, j’ai la tentation de rester à côté d’un petit groupe emmené par un guide privé. Romain me dit que c’est mieux de visiter à notre rythme. La fin de l’histoire lui donne raison car en fin de visite, nous voyons la guide essayer de trouver une porte ouverte dans le hall du Bouddha de 12 mètres. Ses clients le verront dans l’obscurité après qu’elle est rentrée de force derrière des gardes 🙂 De notre côté, visite très paisible au milieu des volutes d’encens !

AU FEUUU ! ah non, c’est juste l’encens…
Premier hall du temple des Lama

Cela clôt en beauté cette journée, demain changement de registre !

2 réflexions sur “Quitte à traverser la Russie autant aller jusqu’à Pékin voir la Grande Muraille”

  1. Super. Nous avions adorés Pékin et la muraille. Le seul petit reproche c est qu’ ils crachent tout le temps et partout. 1km à pieds ça use ……14 kms à pieds ça use les souliers…. par contre le canard laqué et super bon.

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