Seconde et dernière partie de notre visite de Pékin.
Jeudi 1er février , direction les magasins, objectifs : cartes SD et chaussures !
Nous devrons trouver des cartes SD pour l’appareil photo : nous nous sommes dit que cela serait moins cher en Chine… nous nous rendons donc dans un des temples de l’électronique à Pékin : le quartier Zhongguancun. Un immeuble de 7 étages y est entièrement consacré aux produits électroniques. Si vous imaginez un magasin de type FNAC ou Boulanger, c’est plutôt pas ça.

Cela ressemble plutôt à la rue Montgallet à Paris mais en intérieur. Un dédale de stands avec des micro-boutiques, aucun prix affiché, une multitude de produits allant de la carte SD à des processeurs ou des systèmes de refroidissement à eau pour ordinateur (dixit Romain)… bref le temple du geek.

Les vendeurs ne parlent pas anglais mais la magie de la calculatrice est là pour annoncer les prix et marchander. Au troisième vendeur, on se fait une idée du prix des cartes. Elle nous annonce 70 yuans pour une carte de 32 GO, ça nous va, c’est moins cher que les deux premiers. On lui en demande 7 cartes. Elle ouvre de gros yeux ! Malentendu, elle pense que nous lui en donnons 7 yuans ! Je fais la multiplication sur la calculatrice, elle est soulagée et décide de nous offrir un petit gadget, un adaptateur pour carte. On se regarde, encore une tentative de négociation avortée ! On est décidément pas bon pour ça et puis c’est vrai que c’est déjà moitié moins cher qu’en France, alors difficile pour nous de tirer encore les prix.
Nous quittons ce Montgallet store étourdis par ce dédale et reprenons le métro. Je dois trouver des baskets. En partant de Paris, je m’étais dit qu’il était idiot d’en acheter des nouvelles et de les emporter dans mon sac de Paris à l’Asie sachant qu’elles seraient très probablement « Made in China ».
Pour cela direction la rue Wangfujing, temple (encore !!!) du shopping à Pékin. Après quelques magasins, nous trouvons des Aisharksi, qui ressemble à s’y méprendre à des Asics mais à 30 euros. Elles feront bien l’affaire !

Nous en profitons pour découvrir la Wangfujing snack street , une petite rue avec des stands de nourriture pour le moins exotiques. C’est un des endroits très touristique de Pekin et nous y voyons quantité de nourritures peu digestes : insectes, scorpions et autres bizarreries…

Nous optons pour des petits raviolis, une escalope de poulet panée à emporter, un thé chimique à la poire et des Tanghulus (brochettes de fruits caramélisées). Grosse déception pour ces derniers, la brochette de pommes coûte assez chère, est pleine de pépins et les pommes ne sont pas très bonnes; ça nous apprendra à tomber dans un attrape-touristes !

En discutant avec notre hôtelière, elle ne savait même pas qu’il y avait des insectes à manger dans Pékin, ce n’est pas trop dans la culture culinaire de la ville. Elle en a même été un peu dégoutée. Bref pour une vraie expérience culinaire pékinoise, ce n’était pas l’endroit mais c’est une curiosité à aller voir.
Le lendemain, nous partons à la découverte de la Cité Interdite. On vous conseille l’automatic guide. Une fois qu’on a compris le système (des bornes, dispersées dans les lieux, déclenchent les explications.. ou pas), les explications sont très intéressantes.

La Cité interdite est composée de palais, jardins et cours intérieures. Elle a été utilisée de 1420 au début du XXeme siècle. Nous visitons les différents halls au nom évocateur : porte de l’harmonie suprême, porte de la bienveillance incarnée… jusqu’au mur des 9 Dragons.



Sur ce dernier, la légende raconte qu’un ouvrier ayant brisé la queue d’un des dragons décida de la remplacer par une copie en bois. La supercherie passa inaperçue suffisamment de temps pour qu’il échappe à une punition très sévère. Aujourd’hui, on voit en effet la différence !

Nous passons l’après-midi dans la Cité Interdite en parcourant les différentes cours intérieures et jardins. En 3 heures, nous avons parcouru la moitié et c’est déjà la fermeture. Très belle visite tout de même.


Samedi, nous retournons au Temple du Ciel pour visiter les sites cette fois. On conseille c’est magnifique ! Le temple du Ciel est un ensemble de bâtiments dédiés aux prières pour les bonnes moissons : l’Empereur lors d’une cérémonie annuelle se retirait dans un palais du parc pour jeûner pendant 3 jours, puis il y avait des sacrifices de bétail. Enfin, il priait dans le Hall des Prières pour les Bonnes Moissons. Les sites et le parc dégagent aujourd’hui un charme certain.


Nous sommes aussi allés voir un spectacle d’acrobatie (#mercilescollègues). On se rend devant le théâtre recommandé par le Lonely Planet, raté il est désaffecté ! Nous demandons au guichet d’un autre théâtre, il nous donne une adresse ailleurs dans Pékin, le Chaoyang Theater. On se présente à l’entrée à l’heure dite en espérant avoir encore de la place. Nous prenons le tarif moyen pour espérer avoir une place pas trop mal et on se retrouve à 2 mètres de la scène, seuls sur notre rangée 🙂

Le plus impressionnant du spectacle sera l’acrobate qui monte sur des chaises empilées. Quand on pense qu’il est au bout de ce qui est possible, il en rajoute encore. On en ressort émerveillés comme des enfants, en plus on avait l’impression d’être privilégiés avec nos places ! Top ce spectacle !
Pour finir la journée, direction le stade Olympique… voilà… c’est un stade…

Dimanche, dernier jour, nous décidons d’aller visiter deux parcs en centre-ville près de la Cité Interdite, et si on a le temps nous irons voir le Summer Palace. Le Beihai Park est un endroit très serein, on imagine bien les empereurs se ressourcer devant le lac.



Nous hésitons un moment à faire du pédalo sur glace mais nous n’avons pas assez d’espèces sur nous par contre on a assez (2 yuans soit 25 cents, on est riche 🙂 ) pour allez voir la cité ronde Tuancheng à 2 pas.

Nous voulions la voir car son histoire nous évoque une série Netflix (Marco Polo pour ceux à qui ça parle) : c’est ici qu’était le palais du Khan Kubilaï (petit-fils de Gengis Khan), fondateur de la dynastie Yuan. C’est désormais un lieu bouddhiste et il ne reste qu’une jarre de jade somme-toute impressionnante de l’époque de Kubilaï.

Pour terminer la journée, nous allons voir le coucher du soleil depuis le Parc Jinshan. Et bien, c’est le spot pour voir le coucher du soleil sur la ville !

En repartant, nous repérons un petit resto dans le Lonely Planet, nous nous rendons sur place. Encore raté ! Il a été remplacé par un restaurant de fondues mongoles. Les gens font la queue, ça doit être pas mal, on décide de tenter la fondue mongole. Et bah c’est très bon !

On quitte Pékin en regrettant de ne pas avoir trouvé de temps pour le Summer Palace…Mais cela fera une raison pour revenir en Chine 😉
Hello les voyageurs,
Comment ça se passe pour vous faire comprendre dans les petits commerces (resto par exemple) ou les sites touristiques (palais / musées) par trop compliqué ?
On vous embrasses, prenez soin de vous et continuez à vivre de super expériences et à partager ;p
Hello les Guyancourtois,
On arrive toujours à se faire comprendre, plus ou moins. L’inconnue des fois, c’est ce qui va arriver dans ton assiette mais pas de mauvaise surprise jusqu’à présent 🙂 et il faut accepter parfois de ne pas tout comprendre.
La bise les amis !
Super vous avez vu Patrick Sébastien au plus grand cabaret du monde ??
Sympa les brochettes. Pas de scorpions Roro?
À bientôt
Pas de Sébastien Patoche à l’horizon !
Et non pas de scorpion, ni Mary ni moi n’avons osé… Trop touristique :p