Une capitale de la démesure

Après Pekon, nous faisons le grand écart en rejoignant la capitale du Myanmar, Nay Pyi Daw, une ville que certains qualifient de fantôme tellement la densité d’habitants au km² serait infime.

Nous quittons Pekon dans un minibus local, ce que nous n’avons pas vraiment en tête c’est que nous avons devant nous 8 heures de route dans la montagne. Lorsque nous avions pris nos billets, les vendeuses ne parlaient que peu anglais donc on s’était concentrés sur l’heure de rdv, les places dans le bus… des éléments vraiment importants. Le temps n’a pas d’importance dans ces cas-là. D’ailleurs, nous sommes en avance d’une heure sur l’horaire et le bus a 1 heure de retard…Nous prenons notre petit-déjeuner à la gare en regardant le va-et-vient des bus, des scooters et des vendeuses.

On attend à l’arrêt de bus 🙂

A l’arrivée du bus, nous laissons nos sacs au jeune homme en charge du bus et on part peu rassurés… nos sacs à dos ont fini sur le toit sans attache particulière. Au premier arrêt, Romain monte sur le toit pour fixer le tout grâce à notre corde et à notre super-mousqueton. Bonne idée, qui nous permettra d’être plus sûrs de voir nos sacs à l’arrivée… Parce que le bus tourne et tourne ! A tel point qu’une voyageuse et sa fille seront malades pendant tout le trajet…

Instant grimpette sur le bus
Prêt à partir !!

Les autres voyageurs passent leur temps à nous sourire et nous proposent même de partager leur repas à une étape. Car le bus s’arrête régulièrement pour refroidir les pneus et les plaquettes de frein. La méthode est simple mais efficace : ils balancent de l’eau sur les pneus, ça fume, et au bout d’un moment on peut repartir. Ils ont une réserve d’eau dans le bus qu’ils activent quand les points étapes sont trop loin. En guise d’air conditionné, les fenêtres sont toutes ouvertes et la musique birmane (du rock essentiellement) résonne à tue-tête dans le minibus.

En bas à gauche de la photo : « hydro-refroidissement » des pneus
10 heures de paysages montagneux !

On est flou par que ça remue…. surement…

Nous arrivons sans encombre à Nay Pyi Daw. A la première gare routière, un taxi nous propose de nous emmener à l’hôtel pour 15000 Kyats (3 fois plus que ce que nous avions en tête). Nous demandons à notre bus s’il ne va pas plus loin, il nous dépose à une autre gare moins touristique, la course de taxi est plus raisonnable seulement 6000 K.

En traversant la ville, nous constatons par nous-mêmes que cette ville est en effet dans la démesure. Le gouvernement birman a décidé d’en faire une capitale en 2005 et a construit sur les lieux d’une petite ville… une méga-ville de 7054 km² (Source Wikipédia). Pour vous donner une idée, Paris fait 105 km², New York 1214 km² (en comptant l’Hudson). Officiellement, il y aurait 1 million d’habitants, les renseignements américains estiment quant à eux qu’on est plus proche de 100 000 habitants. Bref, on ne croise pas beaucoup de gens sur les 2×3 voies du centre-ville. Par ailleurs, cette ville a été pensée plutôt que vécue : la ville est divisée en quartiers homogène en terme d’utilisation mais le quartier des hôtels est  à 3 km du quartier des restaurants…

Pour le resto le plus proche, marcher 3km sous le cagnard et prendre la 1ère à gauche… ou pas…
Seule attraction sans taxi, le centre commercial où ils vendent des billets de bus (et du Beko 🙂 #dédicace)

Le soir de notre arrivée, nous dinons à l’hôtel. Comme nous avions beaucoup mangé, nous demandons un digestif en fin de repas. Branle-bas de combat dans l’hôtel : ils ne comprennent pas ce que nous demandons. Ils nous apportent toutes les bouteilles d’alcool fort qu’ils ont dans le bar, ils pensent que nous voulons la bouteille…non juste un petit verre ! Notre choix se porte sur un whisky de 12 ans d’âge. On essaie de leur expliquer qu’en fin de repas, on peut avoir envie d’un digestif… Ils ne comprennent pas vraiment car ils nous apportent des cacahuètes à nouveau 😀 Google Traduction, ça marche pas à tous les coups !

Le lendemain, nous essayons de louer un scooter sans succès, pas un loueur à l’horizon… Nous ne restons qu’une journée et donc nous décidons de passer la journée au bord de la piscine de l’hôtel…que nous avons atteint en voiturette de golf !

On va à la piscine !
Voilà, là on est bien !

Voilà, nous n’en verrons pas plus sur Nay Pyi Daw, plutôt contents d’avoir constaté par nous même et de ne pas s’attarder non plus trop. Nous reprenons un bus le soir même direction le sud est du pays : Mawlamyne !

10 réflexions sur “Une capitale de la démesure”

  1. Hummm le voyage en bus dans les montagnes… Je crois que Marc & moi aurions tenu compagnie à la voyageuse et sa fille.
    Mais sinon vous étiez seuls dans l’hôtel aussi ? Une piscine vide comme ça s’il faisait si chaud, ça paraît fou !

    1. Franchement, le chauffeur faisait attention. Dans l’hôtel, nous avons vu d’autres clients mais personne au restaurant, et personne à la piscine… l’impression d’être dans un monde parallèle 🙂

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