Vientiane, la capitale du Laos

Le 27 février, nous embarquons de Yangon pour Vientiane la capitale du Laos, à 600 km de là. Seulement voilà, nous devons faire une escale à Bangkok, à 600 km de Yangon et à 600 km de Vientiane.

Vous l’aurez compris, nous passons la journée dans les aéroports pour au final ne faire que deux fois 1h de vol 🙂 Nous arrivons en fin d’après-midi à Vientiane. Il faut remplir les papiers pour obtenir notre visa. Nous nous concertons entre touristes : non mais vraiment que remplir dans la case « Race » ? Certains choisissent White, moi j’aurais aimé avoir eu le cran de mettre « Human, after all » mais au final on laisse la case en blanc et ça passe quand même. Nous cherchons le bus pour la ville, nous demandons à des taxis qui nous disent qu’il n’y a pas de bus. Et c’est quoi, là à 50 mètres ? Un bus pour le centre-ville pour 15000 kips, soit une économie de 20000 kips à deux (2 euros, oui d’accord mais c’est le prix de deux bières ici !).

Après avoir déposé nos affaires à notre hôtel, nous nous intéressons au problème numéro 1 : notre carte N26, qui jusque-là fonctionnait à merveille, a décidé de ne plus autoriser de retrait depuis notre arrivée au Laos. On s’en est sorti à l’aéroport en changeant quelques dollars US mais après 5 essais, ça devient inquiétant. Appel au support de N26, c’est Mastercard qui n’ayant pas confiance au Laos a bloqué notre carte. 10 euros pour d’appel au support et un retrait avec ma visa (frais bancaires) plus tard, nous pouvons de nouveau utiliser notre carte N26. Mais bon merci Mastercard de prendre au sérieux la sécurité de notre compte.

Le soir même, nous allons nous promener sur le night market de Vientiane qui longe le Mekong. Pour moi, c’est assez mythique de voir ce fleuve en vrai. En face, c’est la Thaïlande. Toutes ces émotions valent bien une bière sur un rooftop ! De là, nous assistons à la fermeture des voies sur berge, à la mise en place des cours de danse et aux va-et-vient des joggeurs.

Derrière nous, le Mekong (ok un peu loin…)
Marché le long du Mekong, tous les stands vende la même chose : c’est perches a selfie, coque de téléphone ou fringues en tous genres
« Et un et deux et trois ! » traduction approximative du Laotien
Les quais version Laotienne

Le mercredi 28 février, nous nous rendons à l’ambassade du Vietnam, pour préparer la suite. En chemin, nous visitons notre premier temple laotien : le Vat Sisaket (vat = temple). Il est à peine inauguré en 1818 par le roi Anouvong, que les Siamois déferlent sur la ville. Pas commodes ces Siamois, qui après avoir rasé la ville, exécutent le roi et la cour et mettent les habitants de Vientiane en esclavage. La ville mettra un peu de temps à se remettre sur pied. L’arrivée des Français marquera le renouveau de la ville, d’où la forte influence architecturale française sur Vientiane. Le temple que nous visitons est lui resté intact, grâce à son style siamois et a été rénové récemment avec l’aide des Allemands. On y voit une profusion de statuettes de Bouddhas. Habitués à nous mettre pieds nus, nous découvrons qu’au Laos, c’est uniquement à l’entrée du Sim, le sanctuaire au cœur du temple, qu’on doit se déchausser… et les chaussettes sont autorisées. Nous admirons les belles fresques à l’intérieur relatant les aventures d’un prince (pas de photos hélas car elles sont interdites) , et nous repartons pour nous rendre à l’ambassade.

Notre 1er temple Laotien : très différent des temples Birmans
Pleiiiin de Bouddhas
Un essai de restauration des peintures originales qui ont disparues : l’idée est de voir les peintures tiennent bien avec le temps avant d’étendre à tout le temple

Au bureau du consulat, on nous annonce des visas pour le vendredi après-midi. Cela fera une nuit de plus dans la ville ! Ça tombe plutôt bien, on aime bien cette ville. Nous mettons un moment avant de nous rendre compte que c’est peut-être dû à des petits détails qui nous rappelle la France : les passages piétons, des gens qui font du sport sur les voies sur berge, des panneaux en français, des joueurs de pétanque, des baguettes, des crêpes… Pour fêter le dépôt de notre demande de visa, nous nous arrêtons pour boire une bière/un coca dans une gargotte. La dame est très gentille, nous lui commandons un Pho chacun. Petite pause bien sympathique par cette chaleur !

Nous enchainons ensuite avec la visite d’un temple au nord-est de la ville, le Wat That Luang.

Style plus moderne et coloré pour ce temple
Chiens bienvenus !

Pour aller le visiter, nous traversons un monastère, tongs à la main. Les moines décorent le monastère, un moine tambourine et semble répondre au tambour du temple voisin.

Nous demandons ce qu’il se passe à des Laotiens, qui nous redirigent vers un homme qui parle français. « Non c’est normal, c’est comme ça tout le temps ». Ça nous paraît un peu bizarre mais pourquoi pas ! C’est grâce à Instagram que nous saurons qu’ils préparaient la fête de la Pleine Lune. Absorbés par cette visite, nous n’arrivons au wat suivant que 30 minutes avant la fermeture. Le wat That Luang est censé contenir un cheveu du Bouddha et les cendres d’une de ses hanches. C’est un des monuments religieux les plus importants du Laos et le chef suprême du bouddhisme laotien réside dans le monastère que nous avons pu visiter. Un peu comme si vous entriez au Vatican mais sans aucune file d’attente ! Le wat en lui-même est joli mais nous tournons autour du Stupa doré sans y retrouver le charme du monastère.

Jeudi, nous commençons par changer d’hôtel car le nôtre n’avait plus de chambre dispo pour notre nuit supplémentaire. Nous louons un scooter pour nous rendre au Bouddha Park à une vingtaine de km de Vientiane. Le Buddha Park est l’œuvre de Luang Pu, que le Routard décrit comme le « facteur Cheval » laotien. Facteur Cheval, mais qui est-ce ? Eh bien c’est l’architecte du Palais idéal en France… Personnellement, je ne pensais pas en apprendre autant sur la France à l’étranger mais c’est plutôt cool. Revenons au Buddha Park, c’est un jardin constellé de plus de 200 statues du Bouddhisme et de l’Hindouisme. La sculpture à l’entrée (dans laquelle on peut rentrée) est un chef d’œuvre de l’absurde avec ses différents niveaux et son labyrinthe de pièces. Le jardin est sympa à visiter mais beaucoup plus petit que nous ne pensions.

L’entrée de … la boule…
A l’intérieur, on cherche notre chemin pour grimper
La vue d’en haut permet d’admirer ce jardin très particulier

Ce soir, c’est repas indien pour fêter avec un jour de retard la fête de Romain ! Le restaurateur est fan d’Instagram et nous publie sur son compte avec des accessoires virtuels farfelus…Ses currys sont délicieux, même si le mien est très épicé.

Vendredi, dernier jour à Vientiane. Petite forme pour moi aujourd’hui. Au hasard de nos pérégrinations, nous rentrons dans ce que nous pensons être un centre commercial. D’après le Lonely Planet, ce bâtiment a remplacé les petites échoppes traditionnelles dont on peut retrouver quelques survivantes en bas de l’immeuble. En entrant dans le mall, surprise, le centre commercial semble avoir fermé. Le sous-sol est occupé par de multiples petites échoppes qui continuent jusque dehors. Apparemment les échoppes ont repris leurs droits…Nous cherchons un endroit pour manger et nous atterrissons dans un autre centre commercial. Le système est intéressant : on prend une carte prépayée à l’entrée puis on va chercher de la nourriture dans les différents stands au gré de nos envies. C’est économique, les Laotiens sont nombreux et les plats très bons pour les 15000 kips (1,5euros). Direction ensuite le consulat pour récupérer nos visas.

Nous nous dirigeons enfin vers l’Arc de triomphe de la ville, à quelques pas de l’ambassade du Vietnam. Construit dans les années 60, avec du béton américain destiné à un aéroport, le Patuxai offre un joli point de vue sur la ville. Le parc du Patuxai qui l’entoure est aussi agréable avec ses fontaines.

Fin de notre visite de Vientiane la capitale, ce soir nous prenons un bus de nuit pour découvrir Luang Prabang.

 

10 réflexions sur “Vientiane, la capitale du Laos”

  1. J’ignore ce qu’il y a de plus fascinant entre la magnificence des temples et du Buddha Park, la culture et l’influence française retrouvée à des milliers de km ou le prix de la bière. 🙂

    En tout cas, les trois m’émerveillent.

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