Copiapo : des mines et des cactus !

Pour notre nouvelle étape, nous avons beaucoup hésité… Loger à Copiapo, ville qualifiée de « pas très attrayante » par le Routard, et se rendre une journée au parc national Pan de Azucar, ou résider dans le Parc National sans trop savoir comment s’y rendre…

A 3 heures du matin, après notre soirée arrosée, on a choisi la facilité, nous avons réservé un hôtel à Copiapo. On verra après ! Pour ceux qui se rappellent des vacances organisées sous Excel, ça doit leur faire drôle de me voir comme ça. Mais voilà, après 6 mois de voyage, on sait qu’on va s’adapter. Déjà, on réserve avant d’arriver, c’est beaucoup d’anticipation pour un voyageur au long cours 🙂 Bon l’inconvénient, c’est qu’on peut rater des trucs (et spoiler alert ! c’est ce qui va nous arriver !). Lorsqu’on se penche un peu sur nos prochains jours, on commence à s’arracher les cheveux.

Le plan initial : louer une voiture à Copiapo, visiter le parc national à 90 km au nord, puis de nous rendre au Paranal, un observatoire professionnel qui organise une visite guidée le samedi matin, et enfin de rendre la voiture à Antofagasta… Simple non ? Hélas, lorsque nous contactons l’observatoire, il n’y a plus de place disponible. Voilà un truc qu’il fallait organiser en avance, c’est beaucoup mieux. Quant à la location de voiture de Copiapo à Antofagasta, cela coûte une fortune… Bon, on va mouliner tout ça en allant au musée de la ville.

Le musée est consacré essentiellement aux mineurs. Car Copiapo est connue du monde entier en fait ! C’est là qu’en 2010, dans la  mine de San José, 33 mineurs se sont retrouvés coincés à 700 mètres sous terre pendant près de 70 jours ; il y a d’ailleurs un film que nous n’avons pas encore vu… Nous sommes accueilli très chaleureusement dans le musée, les visiteurs sont certes rares mais pour un musée gratuit il est assez remarquable ! Il nous détaille chaque salle de ce petit musée hébergé dans une jolie villa coloniale et nous conseille sur l’ordre de visite. On y reste jusqu’à la fermeture, comme souvent dans nos visites de musées. Le musée présente d’abord l’histoire de Copiapo et de la famille à l’origine de la bâtisse, puis nous pouvons voir des objets du quotidien des mineurs. Enfin, une exposition retrace l’histoire des 33 mineurs et nous pouvons voir une des capsules dans lesquelles ils sont remontés à la surface. C’est une histoire assez impressionnante ! Le 5 août 2010, la mine San José s’effondre au nord de Copiapo. Les 33 mineurs restés au fond vont vers le refuge de sécurité situé à moins 700 mètres. Ce n’est qu’après 17 jours que les premiers signes de vie seront repérés par les équipes de secours. Les mineurs ont survécu en organisant les rations de nourriture et en potabilisant l’eau au fond. Les opérations de forage dureront plus d’un mois pendant lequel les mineurs seront fournis en vivres et divertissement via le premier tube d’exploration. A partir du 9 octobre, et jusqu’au 13 octobre, les 33 mineurs seront remontés à la surface via la capsule Fenix 2. Très émouvant, le musée garde le papier sur lequel les mineurs ont écrit qu’ils étaient vivants.

La cour centrale du musée
Le salon a été conservé
On entre dans la mine
Les objets des anciens mineurs
Signe de vie des 33
Non ce n’est pas une fusée mais la capsule de sauvetages des 33

Finalement, le vendredi 13 juillet, nous louons une voiture pour la journée et partons à la découverte du Parc National Pan de Azucar. Note pour plus tard : résider sur place aurait été top ! Car ce n’est pas à 1h30 de route comme l’indiquait Maps mais plutôt 3h, ce qui nous laisse peu de temps sur place.

Chevrolet Onix, une voiture qu’elle est vraiment bien pour la conduire
Après 3 heures de route !
 Les paysages sont magnifiquement désertiques !

Nous ne parcourons qu’un seul des circuits proposés. Il est parsemé de cactus ! Je n’en ai jamais vu d’aussi grands ! Après avoir cheminé dans le parc, nous arrivons à un point de vue magnifique sur la mer. Là, une pancarte nous intime de graver dans nos mémoires cette vue. Car cette portion du parc est menacée par la construction d’une voie rapide. A nous qui sommes de passage, cela nous apparait incompréhensible. Une voie rapide passe à proximité pour relier les deux villes que proposent de relier la Route 1. Nous avons appris que ce parc avait une biodiversité particulière en raison de sa position géographique : au début du désert d’Atacama et arrosé par la bruine en raison de sa proximité avec l’océan. Ce qui explique sa flore spécifique. Il y a aussi paraît-il de nombreux animaux, nous n’avons vu que 2 Guanacos de battre à coup de tête. Mais pourquoi font-ils ça ? Si vous voulez en savoir plus, voici le lien : #NORUTA1

Baston de Guanacos

Des cactus …

… de toutes les formes !

#NORUTA1

 
Une vue incroyable
A priori, c’est là qu’ils veulent construire la route….
On est contre !
Et en haut, la promenade des cactus et les montagnes du parc

Le soir, quand on rentre, nous voyons plein de camions de pompiers dans les rues. Que se passe-t-il ? C’est la fête des pompiers ! Rien à voir avec notre 14 juillet national, c’est juste l’anniversaire du corps des pompiers de la région (environ une centaine d’année !). Les pompiers commencent leur défilé alors que nous sommes déjà dans notre chambre. On assiste donc au défilé depuis la fenêtre de notre hôtel.

Défilés aux flambeaux
Los bomberos !

Le lendemain, nous laissons nos bagages à l’hôtel. Nous avons un bus à 20h ce soir. Nous nous rendons d’abord sur la Plaza de Armas et visitons l’église de la ville. Il y a un baptême en cours donc on se fait discret. En ressortant, on prend un café sur la place, on profite de la quiétude de l’endroit mais on se demande bien ce que nous allons faire jusqu’à 20h… Une pancarte indique qu’il y a un concours régional de Cueca. Cela ressemble à une danse et l’avantage c’est que c’est gratuit ! On essaie quand même d’aller voir au ciné s’il passe des films en anglais mais tous les films sont en espagnol. A la TV, on peut essayer l’espagnol mais au ciné ça fait un peu cher la tentative 🙂 On se rend donc au centre culturel pour le concours régional de Cueca. La salle de spectacle est grande, on s’installe au fond et c’est parti pour le concours ! Trois régions s’affrontent dans trois catégories, essentiellement dansées par des enfants. Au début de chaque catégorie, le couple gagnant de l’année précédente danse puis s’ensuit une remise de cadeaux à leurs proches. La danse en elle-même ressemble à une danse de séduction où l’homme tourne autour de la femme. On apprendra plus tard que cette danse est la danse folklorique officielle du Chili et que c’est bien une danse de séduction. La musique qui l’accompagne est très sympa à entendre et la foule est parfois à fond pour les représentants de la région. Nous avons été impressionnés par les tous petits, moins de 3 ans, qui hors concours dansent sur scène. On y a passé 3 heures avant de se dire qu’il fallait peut-être y aller.

Nous, on lui a trouvé des attraits à Copiapo Puis, nous repartons pour 12 heures de bus avant de rejoindre San Pedro de Atacama. Les sacs sont lourds des bouteilles de vin de la vallée de l’Elqui et des avocats donnés par Claudio….

Ils sont lourds ces sacs parfois 🙂

4 réflexions sur “Copiapo : des mines et des cactus !”

  1. Pour l observatoire, ça me rappelle Alcatraz. Tu arrives la fleur au fusil, bonjour 2 tickets s il vous plaît. Comment ça c est complet aujourd’hui ?? Et demain ? Aussi !!! Pas avant le 5? A merde on part le 4. Bref on a trouvé une autrz solution mais oui certains sites faut malheureusement réserver avant voir bien avant.
    Lâche ou bois le vin ,les sacs seront moins lourd.
    Bisous

    1. on l’a bu le vin ! et récemment, j’ai lâché une bouteille de rouge dans l’entrée d’un immeuble classe… oups ! bisous

  2. J’ai vu le film les 33, je recommande. Et vu votre photo de la capsule, c’est une immersion très réaliste.

    Vous nous faites une démo de Cueca à votre retour ? 🙂

    1. Vous nous fournissez les costumes, la musique (en live svp) et on vous fait une démo 🙂 Ne pas oublier les mouchoirs dans les costumes, ils sont essentiels !
      on ajoute les 33 à notre bucket list film.

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