San Pedro de Atacama, la finale de notre voyage au Chili

Nous arrivons le 15 juillet à 8h à San Pedro de Atacama. Le temps de déposer nos bagages à l’hôtel, et nous voilà à la recherche d’une télévision. Pourquoi ? pour la Finale pardi !

La ville dort encore quand nous débarquons

La mission : trouver un grand écran !

La finale est à 11 heures (du matin) donc on a encore un peu de temps pour trouver un endroit. On commence par petit-déjeuner dans un café qui passe certes la finale mais sur un tout petit écran. On décide donc de rejoindre LE bar de la ville.

Café sympa mais trop petit

Quand on arrive à 10h30, il est plein de français et un couple de chiliens accepte que nous nous installions à leur table. youpi ! Les suivants devront s’installer par terre. C’est une ambiance incroyable ! On fait connaissance avec les Français et les Chiliens autour de nous. A ces derniers, on leur apprend quelques chants de supporters : « Qui ne saute pas n’est pas français » a eu plus de succès que la Marseillaise. Un moment de folie ! Attention spoiler, la France gagne ! Dans le bar et dans la rue les Français font la fête ! Nous on continue avec Natalia et Manuel avec qui nous passons toute la journée. Avec la bière, nous avons presque l’impression d’être bilingue espagnol. Le soir, nous rencontrons également Anabel et Thibault qui se joignent à nous pour continuer à fêter la victoire des bleus et le fait qu’on soient devenus bilingues !

Encore des étoiles !

Le lendemain, on se réveille un peu fatigués et vachement moins bilingues 😉 On se lève quand même pour aller assister à la procession en l’honneur de la Virgen Del Carmen. Sacrés costumes !

Grâce à Anabel, on réserve tout de même une visite à l’observatoire Space tenu par Alain Maury, un Français, et sa femme, Chilienne. On voulait y aller mais il aurait été possible qu’on reporte au lendemain car on est en petite forme après la fête de la veille…A 22h30, on prend la navette pour l’observatoire. Le ciel est magnifique. Nous avions apprécié la visite à Mamalluca dans la vallée de l’Elqui au Chili mais là, c’est carrément incroyable. Ce couple qui tient l’observatoire est passionné et passionnant. Alain nous fait un vrai one man show astronomique et philosophe sur l’exploration spatiale. On rit beaucoup et on apprend plein de choses sur les étoiles, et les planètes. Après les explications, nous passons à l’observation. Leur dizaine de télescopes sont très bons. Je n’ai jamais vu Saturne comme ça, on distingue clairement les anneaux ! Malheureusement, Mars est « floutée » par une tempête. Et que dire de la Voie Lactée qui resplendit sous nos yeux ébahis ! C’est génial ! On a du mal à lâcher les télescopes pour aller prendre un chocolat chaud avant de repartir. Et pourtant, il fait froid ! On rentre vers 2h30 à l’hôtel avec des étoiles plein les yeux ! Même son site est à découvrir :http://www.spaceobs.com/fr

Après les étoiles, la Lune

 

Mardi 17 juillet : nous avons loué un pick-up pour les deux prochains jours. C’est une petite dépense mais cela nous permet d’aller visiter les sites autour de San Pedro en toute liberté, sans réserver des tours. Nous commençons par aller visiter la Vallée de la Lune avec Anabel et Thibault. Cette vallée située à une dizaine de kilomètres de San Pedro est spectaculaire : nous nous promenons dans des paysages faits de roches et de sable. Il fait si chaud que le sable semble avoir fondu au soleil, en fait il y a des cristaux de sel dans le sable. On passe par une petite grotte, j’ai un peu de mal à être sous terre mais ça vaut le coup !

 
 
Les cristaux de sel ressemblent à du verre

On continue notre petite visite par une montée près d’une dune et sur un promontoire. Nous terminons notre visite de la Vallée de la Lune par les Tres Marias. Nous avons beau regardé les trois sculptures, on reconnait plutôt des tortues ou des animaux que des Marie… mais bon on doit pas avoir l’œil. Nous raccompagnons Anabel et Thibault après cet bel après-midi, ils prennent un bus pour Arica au nord du Chili. En revenant, nous allons réserver notre excursion dans le Salar d’Uyuni à partir de samedi prochain. Raul, le gérant, répond à toutes nos questions sur la température et l’altitude. Il nous demande à quelle altitude maximum nous sommes montés dans notre vie… euh, 2300 mètres… c’est à dire que là à San Pedro nous sommes à notre maximum. Il rit et nous conseille d’aller acheter des feuilles de coca pour aider contre le mal d’altitude. L’excursion va nous faire monter à 5000 mètres… On finit cette journée en allant manger des pizzas dans un super restaurant à San Pedro.

Salar et laguna

 

Mercredi 18 juillet : aujourd’hui, on commence par aller chercher pain et croissants à la Franchuteria ! Oui, nous avons entendu parler d’une boulangerie tenue par un Français. Nous traversons la ville et ça en vaut vraiment la peine. Les croissants sont délicieux, les baguettes aussi… un goût de France ! ça fait un bien fou ! On part ensuite avec nos baguettes et des avocats  de chez Claudio en promenade dans le Salar d’Atacama.

Le Salar d’Atacama fait 3200 km², c’est le plus grand salar du Chili et le petit cousin de celui d’Uyuni (dont nous parlerons plus tard). Lorsqu’on arrive dans le Salar, nous sommes étonnés le sel est très mélangé à du sable et on a du mal à penser que nous sommes bien au bon endroit. En roulant vers la lagune Tebenquiche, on voit une espèce de trou rond sur le côté de la route. On s’arrête, et en regardant bien, il y en a un de chaque côté de la piste. Ce sont les Ojos del Salar (les yeux du Salar), des lagons qui reflètent normalement le ciel. Aujourd’hui, il fait très gris donc à part leur parfaite rotondité, c’est une formation étonnante mais on ne contemple pas grand chose. On arrive finalement à la lagune Tebenquiche.

 

En 2014, des chercheurs ont découvert des Stromatolites, une forme de microbiotes qui se développent rarement de nos jours. Les Stromatolites se sont surtout développés il y a 3 milliards d’années et ont contribué à rendre notre Terre plus vivable. La lagune est donc protégée et on ne peut approcher de l’eau. A notre arrivée, le temps nuageux rend la lagune un peu grise et c’est assez décevant. Mais le temps de se promener (et de se cultiver), une petite éclaircie apparaît. Un petit groupe de flamants roses se nourrit dans la lagune mais ils s’éloignent au fur et à mesure de notre promenade sur le chemin. C’est pas grave, on devrait en voir d’autres à la lagune Chaxa, en plein milieu de la réserve nationale de Flamants roses.

Nous rejoignons cette dernière lagune en fin d’après midi et c’est vrai qu’il y a beaucoup de flamants et d’autres oiseaux. Le silence demandé sur le site nous permet d’en voir beaucoup et de les contempler. C’est beau à voir ! On décide tout de même de s’arracher à ce spectacle pour essayer de rentrer avant la nuit.

Le vol des flamants est magnifique !
Bonne nuit les oiseaux !

Sale temps !

La tempête sur le salar au fond…

Jeudi 19 juillet : ce matin, il ne fait vraiment pas beau. Nous décidons de prendre un bon petit déjeuner à la Franchuteria (#accroauxcroissants) avant d’essayer d’aller voir les Geysers de Tatio à 3500 mètres d’altitude. On nous annonce cependant que les geysers sont fermés à cause du mauvais temps. On prend tout de même cette direction pour aller aussi loin que possible mais nous sommes vite arrêtés par un barrage de police à la sortie de la ville… On se rabat sur le Pukara de Quitor, un fort datant du XIIème siècle. Il a été construit par le peuple Atacamène, après la chute de Tihuanaco (dont nous parlerons en Bolivie). Sur les conseils du gardien, nous commençons par monter au mirador, à 2600 mètres d’altitude. La vue sur San Pedro, la vallée de la Lune et de la mort y est magnifique. On voit au loin des tempêtes de sable et on comprend pourquoi ils ont bouclé la ville. Nous remontons ensuite au fort, les ruines ont été restaurées (enfin on pense) et c’est sympa à voir. Quand on redescend, on apprend qu’ils ferment aussi ce site car le temps se gâte… Il serait temps de retourner voir Raul pour savoir si nous partons toujours samedi pour Uyuni en Bolivie. Son échoppe est fermée… bon bah on verra demain si nous devrons rester quelques jours de plus car San Pedro bruisse de rumeurs sur la fermeture de la frontière…

Elle descend de la montagne à cheval !

Il a neigé sur les hauteurs (et donc sur la frontière avec la Bolivie)

Vendredi 20 juillet : le beau temps est revenu à San Pedro, nous avons décidé d’aller faire du cheval. Une grande première pour moi ! Nous avons réservé (à l’arrache) une sortie chez Valérie. Elle s’est installé au Pérou il y a 24 ans après une maîtrise en espagnol. Elle ne connaissait rien aux chevaux mais a appris par amour pour son mari. Aujourd’hui, ils tiennent un petit ranch et proposent des excursions. Macondo, mon cheval, est gentil mais un peu paresseux quand il s’agit de monter des côtes. On s’accorde à merveille et on passe une super matinée à chevaucher dans la vallée du Temps. Belle initiation avec Rancho Cactus ! On passe la fin de l’après midi à gérer les quelques courses avant de quitter le Chili.

Hasta la vista Chile !

On aura passer un peu plus d’un mois au Chili et on ne s’en est pas aperçu. Demain, en route pour la Bolivie ! On ne sait pas encore comment on va passer la frontière mais Raul nous a dit de ne pas nous inquiéter, il a un plan B !

7 réflexions sur “San Pedro de Atacama, la finale de notre voyage au Chili”

  1. Très belle photos comme d’habitude. Les oiseaux sont splendides enfin comme tout le reste.Pour la frontière c est quoi le problème ?
    Bisous ?

    1. Merci ! On attend des photos aussi belles de la Pétanque 😉
      elle était fermée à cause de la tempête de neige à 5000 mètres d’altitude…Spoiler : on a réussi à sortir du Chili 🙂 Suite au prochain épisode ! gros bisous

  2. Magnifiques photos.. thank you for sharing..
    et le désert ça fait envie quand on fréquente les transports parisiens..

    A propos c’ est pas trop dur le retour..?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Défiler vers le haut