Jeudi 26 juillet : nous voici arrivés à Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie ! En avant pour la ville blanche !
Blanche est la ville

Et en fait, Sucre, ça commence par moi qui arrive avec une rechute de ma grippe. Pas aidée par le bus que nous avons pris, qui était assez antique et soufflait le chaud et le froid… bah oui c’est ça de prendre le premier bus venu ! Après notre (énième) déconvenue avec les taxis à Potosi, Romain me convainc d’aller à l’hôtel à pied, 2 km presque en descente. J’arrive assez épuisée et pour notre première journée, je commence par dormir tout ce que je peux ! De Sucre, on visitera le centre-ville qui est charmant avec ses maisons blanches, le musée du Trésor et la Maison de la Liberté. C’est une ville attrayante qui nous a permis de nous poser un peu… car à son habitude, Romain tombe malade juste après moi…Cristina qui nous héberge éclate de rire car nous prolongeons notre séjour d’un jour sur l’autre en espérant que le lendemain cela aille mieux.
Le musée du Trésor, un petit bijou

Notre visite de la ville commence par le musée del Tesoro qui donne sur la plaza de armas. Au moment de l’achat du billet, le caissier nous propose un tour en Français. C’est étonnant en Bolivie, les musées ont souvent des tours guidés obligatoires mais gratuits. On accepte avec plaisir et on rejoint un groupe… on comprend rapidement qu’on arrive à peu près à la moitié de la visite… mince ! Le guide est un passionné, qui nous explique avec beaucoup de détails les procédés chimiques qui régissent la création de minerais d’or, d’argent et de pierres précieuses. J’apprends plein de choses ! On parle bien sûr beaucoup d’argent mais on a aussi le droit à une explication détaillée sur la bolivianite qu’on avait vu à la casa de la Moneda.

A la fin de la visite, alors que nous arrivons à la bijouterie attenante, le guide s’approche de nous et nous propose de recommencer la visite au début, en s’excusant du côté décousu !! En fait, ils font les visites guidées en continu et on a le droit de tout voir avec le guide pour nous tous seuls. On apprend que le musée était une maison coloniale au style originel proche des maisons espagnoles puis qu’elle a été remodelée à la mode française au 19ème siècle, comme beaucoup de bâtiments autour de la place principale. On peut aussi voir les collections de bijoux des anciens propriétaires de la demeure. Bref, une très belle visite à faire absolument !
La casa de la libertad
Nous visitons ensuite la casa de la Libertad, un des endroits les plus importants en Bolivie. Car c’est là que fut proclamée l’indépendance du pays. Le 6 août 1825 naquit la République de Bolivar, du nom de Simon Bolivar, un des libertadores du continent sud-américain. C’est pourquoi Sucre est la capitale constitutionnelle du pays. Il reste toujours une reproduction de la Déclaration d’indépendance. La guide a eu du mal à nous faire visiter la Salle de la Déclaration d’indépendance : des musiciens étaient en train de répéter pour leur représentation du lendemain.

Elle demande à entrer dans la pièce, et commence à nous emmener ailleurs après avoir râlé un peu…Le gardien la rappelle, il s’est arrangé.
Nous visitons donc la salle principale sous pression des musiciens, qui attendent pour finir leur répétition. La pièce est très belle, et surtout elle donne accès à une pièce avec des tableaux très beaux ! Un portrait de Juana Azurduy de Padilla nous frappe, elle est magnifique sur ce tableau. La vie de Juana Azurduy est incroyable : fille de propriétaires terriens, elle se bat avec son mari contre les Espagnols pour libérer le pays.

Ils commanderont ensemble des armées ; enceinte de son cinquième enfant, elle continue la lutte après la mort de son mari. Ses biens confisqués, elle mourra pauvre en 1862, malgré le soutien de Simon Bolivar dès 1825. Elle est la seule maréchale militaire femme de Bolivie, et sans doute une des rares du monde.

On finit la visite par la salle des présidents avec des portraits de ces derniers. Pierre nous avait fait demandé s’ils vendaient dans cette ville des cannes et à Sucre on a trouvé des cannes au musée 😀

Après ces visites, et alors que les fanfares se succèdent dans les rues (sans qu’on comprenne pourquoi), nous allons dans un magasin de chapeaux.

Sucre a une fabrique de chapeaux en feutre très réputée, et son magasin en centre-ville est très fourni. On vous laisse apprécier nos achats en photo.

Nous aurions aimé visiter l’usine mais elle n’est ouverte que le jeudi et nous repartons mercredi soir. Nous allons acheter nos billets de bus et on négocions d’une manière inédite : le vendeur nous note 150 bolivianos sur un post-it, nous n’avons pas le temps de lever les yeux qu’il descend à 130 BOB, puis à 120 BOB. . Quand nous revenons le soir, nous le croisons un peu par hasard sur le quai, il nous emmène jusqu’à notre bus. Et heureusement, car il n’est pas garé sur le quai prévu ! Grâce à ce vendeur efficace, nous faisons notre premier voyage très confortable vers La Paz, 12 heures de bus tout de même !
La Paz, la capitale administrative

Nous arrivons le jeudi 2 août à La Paz à 8 heures du matin. Après avoir déposé nos affaires à notre hôtel, nous allons prendre un brunch chez Carrot Tree, un café branché à quelques minutes à pied. Le petit-déjeuner est royal, et la déco est très sympa. On a du mal à quitter l’endroit pour se rendre au musée folklorique et ethnologique de La Paz.
Superbe visite de ce musée : les salles des textiles sont impressionnantes avec leurs sacs à main tissés au 8ème siècle avant JC, la salle des bonnets est intéressantes, les masques folkloriques sont très bien mis en valeur. Nous avons aussi apprécié les céramiques, les plumes et la salle des monnaies. Jolie visite mais la fatigue se fait un peu sentir.

On se dirige vers l’hôtel pour faire notre check-in. On prend nos quartiers et on attend des nouvelles de nos amis, Anais et Matthieu qui font une escale le même jour à La Paz. On se retrouve autour d’une pizza, et on rencontre leurs amis venus passer leurs vacances avec eux, Léa et Clovis. On discute, on s’échange les bons plans : ils vont vers le Salar et viennent du Pérou…ça nous fait plaisir de les recroiser une nouvelle fois même si c’est rapide. On se donne rendez-vous en France ou à la Réunion 🙂
Le lendemain, nous visitons la ville , pas à pied, pas en bus ni collectivo mais en téléphérique ! C’est original comme visite ! Des gares de téléphérique avec des correspondances comme un métro, nous n’avions jamais vu ça ! Nous parcourons presque toutes les lignes d’El Alto au centre de La Paz. El Alto c’est la ville qui est collée à La Paz mais qui se trouve en haut de la montagne. C’est aussi un très bon point de vue pour se faire une idée de l’étendue de La Paz au milieu de ces montagnes !

Et voilà les téléphériques flambant neufs ! 
On achète nos billets 
et c’est parti 
Sereine ! 
La vue depuis El Alto 
no Comment 

Les téléphériques en pleine ville 
La gare centrale du téléphérique est l’ancienne gare du train qui n’existe plus hélas en Bolivie. Nous l’avions vu dans « Des trains pas comme les autres » elle tombait en ruine. Elle a été complétement restaurée, c’est chouette.
Le samedi, nous quittons la ville pour aller passer deux jours à Tiwanacu, à une cinquantaine de kilomètres de là. On nous dit que les bus du terminal du cementerio sont moins chers que ceux du terminal touristique. Nous voilà parti pour grimper jusqu’à la gare du téléphérique (avec nos sacs et ça monte !), nous arrivons vers midi à l’arrêt du cementerio. Il n’y a plus de bus cette après midi… enfin, nous avons plusieurs versions donc nous commençons par attendre puis nous décidons de tenter notre chance au tout nouveau terminal interprovincial. Deux téléphériques, et une petite marche plus tard, nous trouvons le fameux terminal. Et in extremis, nous trouvons un collectivo, prêt à s’arrêter sur sa route pour nous laisser à deux km de Tiwanacu… Et c’est parti pour un bus local !
















C est cool le téléphérique pour visiter une ville. Il faut ça a Paris . Ça évitera les bouchons et la pollution.
Les chapeaux vous vont à merveille ! Et à sucre trouver des Cannes c’est plutôt rigolo ! ? !
Les couleurs de ces pays sont magnifiques