Hué et Hoian : deux bijoux au centre du Vietnam

Samedi 31 mars : nous revoilà dans un train pour 10 heures et 573 km !

Pour aller à la « ga » (gare en Vietnamien, à retrouver dans notre article « Le Vietnamien, c’est facile » ), notre hôtelier et son fils nous conduisent en scooter : trop sympa. On fera tout de même un détour par notre bar préféré de Ninh Binh pour un échange de livres. On troque « Dans les forêts de Siberie » de Sylvain Tesson, que Romain se traine depuis le début du voyage, contre un livre écrit par deux Vietnamiennes que nous avons repéré dans sa petite bibliothèque d’échange de livres.

Première constatation : les trains sont assez similaires au transsibérien, mais en plus vieux ! J’avoue que la visite des cafards dans notre compartiment ne me rassurera pas pendant le voyage. Je me plonge dans notre nouveau livre pour faire abstraction et nous voilà en route !

Et nous revoilà dans un train !

Arrivés à Hué, nous sommes de nouveau assourdis par le bruit des deux-roues…On avait oublié depuis Hanoi ! Nous passons deux nuits à Hué : ce qui nous permet de visiter les tombeaux des empereurs le premier jour et la cité impériale le lundi matin avant de prendre notre bus pour la ville suivante.

Arrivé à Hué !

Notre hôtelier nous loue un scooter… et pour une fois, tout est très bien : les casques sont de bonne qualité et le scooter aussi ! Depuis notre arrivée en Asie du Sud Est, c’était plutôt soit l’un, soit l’autre. En route pour les tombeaux ! Hué a été la capitale impériale du Vietnam de 1802 à 1945. Les empereurs se faisaient construire des tombeaux qui faisaient office de palais de leur vivant. Il en reste quelques uns en plus ou moins bon état surtout autour de la ville. En effet, Hué est situé au niveau du 17ème parallèle, la frontière entre le nord Vietnam et le sud Vietnam de 1954 à 1976. Il y a eu beaucoup de bombardements pendant cette période et Hué en a souffert pas mal au niveau de son architecture. Nous visitons le tombeau de Minh Mang (empereur de 1820 à 1841). Son tombeau est considéré comme un des plus majestueux, et c’est vrai qu’il en impose : 40 monuments, palais, pavillons, canaux et lacs sont « posés » au milieu des collines.

Et c’est parti !
Les portes du palais
Entre le passage de 2 groupes de touristes, on apprécie le calme de l’endroit

Nous allons ensuite au tombeau de Gia Long, empereur fondateur de la dynastie de 1802 à 1820. Son tombeau a plus souffert de la guerre car des combattants s’y étaient réfugiés pendant la guerre. Mais l’ensemble est perdu dans les collines et donne un côté serein à l’endroit.

La porte menant au tombeaux : les trous dans la portes sont des impacts de balles datant de la guerre
Les tombeaux de l’empereur et de l’impératrice
Le gardien nous montre comment les distinguer : l’un est plus haut que l’autre d’1 cm

A notre retour en ville, nous décidons de tester un restaurant vietnamien recommandé par notre hôtelier. Les plats sont délicieux : Bun Bo (Bobun en France, mais Bun + le nom de la viande au Vietnam), du Cao Lau (un bouillon à base de nouilles), du Banh Cuon (viande enroulée dans une crêpe de riz)…La cuisine du centre Vietnam nous régale !!

Miam !
Miam miam !

Le lendemain matin, nous partons visiter la cité impériale de Hué. Malheureusement, nous avons un bus à midi et la visite est trop rapide. La cité impériale a été construite à partir de 1805 et constituait la résidence de l’empereur et de sa famille. Elle a beaucoup souffert des bombardements suite à l’offensive du Têt en 1968 mais les constructions qui restent sont magnifiques. Pour y parvenir, nous passons par un pont dessiné initialement par Gustave Eiffel en 1897, le pont Trang Tien. Impossible de vous dire ce qu’il reste du pont initial car il a connu beaucoup d’aléas (tempête,  bombardement, mines…) mais la structure dessinée ressemble à du Eiffel. Nous arrivons à la cité impériale et au moment de prendre nos billets un vacarme assourdissant ! Ce sont des grillons par milliers ! Nous entrons ensuite dans la cité impériale proprement dite et visitons le palais de l’harmonie suprême et le temple Thê. La visite est courte mais belle ! Il est temps de repartir pour prendre notre bus pour Hoi-An.

Le pont Trang Tien
Un des pavillons de la cité

Après 4 heures de bus, nous voilà arrivés à Hoi-An, qui a été épargnée pendant les guerres, grâce à son ensablement. A la descente du bus, un chauffeur de taxi nous aborde. Nous lui disons que nous allons à pied à notre guesthouse ! ‘Je connais, c’est trop loin’ nous dit-il. En fait, environ 2km et on est parti. Alors certes avec notre sac et la chaleur, ce n’est pas non plus une promenade bucolique mais ça se fait. Nous traversons la ville, c’est à la fois joli avec toutes ses vieilles maisons mais aussi assourdissants avec toutes ces boutiques et ces salons de massage. Nous arrivons à la guesthouse avec pas moins de 4 prospectus de salons de massage (on en a refusé au moins autant) et des promesses de réduction car nous sommes gentils 😀

Nous ressortons un peu tard pour aller manger et rentrons dans le premier restaurant venu. Il est assez classe et nous nous en sortons pour assez cher…mais c’était dans une maison classée ! et la nourriture était excellente ! On a beau essayer parfois nos réflexes de parisiens reviennent quand il faut choisir où manger 😀

Le lendemain, nous partons à la découverte de cette vieille ville et nous ne sommes pas déçus. La ville est belle, les temples aussi… c’est agréable de déambuler dans les rues (piétonnes une grand partie de la journée et de la soirée) …il faut parfois faire abstraction de la foule qui est assez dense… ça faisait longtemps que nous n’avions pas connu ça !

Pousse-pousse à Hoi-An

Tellement de commerces qu’on se dit qu’on va acheter quelques petites affaires : une veste imperméable pour préparer la Nouvelle-Zélande pour Romain, un petit sac à dos pour moi (le mien n’est pas très pratique quand il s’agit de partir faire un trek…), un T-shirt, un pantalon. On a failli se faire faire des vêtements sur-mesure car c’est un peu la capitale pour ça mais on a assez de choses dans notre sac-à-dos.

Shopping time !
Y’a des magasins PARTOUT !
Instrument indispensable de la négociation commerciale

Nous avons visité des maisons anciennes et des temples dans la ville. Certaines étaient mentionnées dans le guide et bondées, d’autres au détour d’une rue. C’est d’ailleurs une maison ancienne au détour d’une rue que j’ai préférée ! Il n’y avait personne, Romain insiste pour qu’on aille la visiter, je lui dis qu’on a 5 entrées dans les maisons de la ville et qu’elle ne fait pas partie du haut de la liste mais c’est vrai qu’elle a l’air jolie. On y va et la gardienne qui s’ennuyait nous fait une visite privée. C’est la maison d’une famille assez riche (un général et un écrivain au moins). Romain lui demande si elle fait partie de la famille, elle pouffe de rire et nous répond que la famille possède toutes les maisons autour. Nous comprenons de sa réponse qu’elle n’en fait pas partie.

Des maisons jolies mais bondées
D’autres très calmes et toute aussi jolies

Le soir, petit happy hour dans un bar lounge de Hoi An puis repas dans un minuscule restaurant qui est tout mignon.

Le resto tout mignon
Miam !!!!

 

Le charme de l’éclairage aux lampions dans le centre historique

Le lendemain, nous partons visiter les dernières maisons et le marché dans la matinée puis nous rentrons un peu pour éviter le gros de la chaleur.

Le marché couvert

Un petit air de Venise ?
Le charme des maisons du centre envoûte

Cet après midi, nous avons prévu de prendre les vélos pour se rendre à la plage à 4 km. D’autres que nous auraient foncé vu la chaleur, nous on préfère s’y rendre en fin d’après midi. La plage s’appelle la Hidden Beach (la plage cachée) et nous l’avons trouvée grâce à un expatrié qui fait un blog. Sinon, il y a deux plages à Hoi An dont une est classée dans les 50 plus belles plages du monde. La Hidden Beach n’aurait rien à envier à ses grandes soeurs.Et c’est vrai que c’est un petit coin de paradis que nous découvrons vers 17h. Une raison de plus de retourner au Vietnam !

Transat, parasol et…
le grand air !

 

Dernière soirée à Hoi An, nous mangeons dans un petit restaurant sympathique dans une rue commerçante. Le lendemain, direction Saigon avec 17h de train ! Je ne suis pas pressée de revoir mes amis les cafards !

8 réflexions sur “Hué et Hoian : deux bijoux au centre du Vietnam”

  1. Catherine De guyancourt

    Alors …je suis la 1ère ?? Toujours de très belles photos et une histoire à avoir envie de savoir la suite …bisousss

  2. C’est toujours aussi fascinant de découvrir ces beaux endroits avec vous, ça me manquait. 🙂
    Chapeau de se rappeler d’autant de détails plus d’un mois après.

    1. Merci Jé… bon on l’avoue, les textes sont écrits par Mary avec moins de décalage… Le temps de relecture et de mise en page sont plus longs… et souvent en retard si tu vois ce que je veux dire 😉

  3. famille LADUREAU

    salut
    Plein les yeux, la mémoire, et le cœur que de superbes souvenirs vous allez avoir.
    Bisous
    Nous trois voisins
    Cécile Baptiste Didier

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